Livre d’or

Tout s’est très bien passé et un livre était déposé dans chaque assiette! André était très ému et Renée très joyeuse. Tous les enfants, petits enfants et arrières étaient rassemblés autour d’une même table  pour ce bel évènement de leur soixante cinquième anniversaire de mariage. Ce fut une très belle et émouvante journée sous un soleil magnifique sans oublier le chant des cigales qui s’associait à la fête. Je viens de dévorer le livre comme un roman et je ne vous cache pas que j’ai, à beaucoup de moments, eu les larmes aux yeux…Odile D., fille d’André
Je viens de lire le livre de Janine G. “Combien… et à quoi ?”, que j’ai dévoré avec plaisir et émotion car ma mère était sa cousine germaine et cela m’a rappelé des tas de souvenirs qu’elle se plaisait à évoquer, des “blagues” entre mon grand-père René D. et Marin M., des vacances partagées à Chausey, à Cabourg, à Saint-Hilaire. J’y ai même retrouvé l’origine d’un petit meuble qui m’est revenu après sa mort.Bernadette V., fille de la cousine germaine de Janine

” L’histoire de ce livre commence par un apéro chez Aurore, une amie de longue date et qui est correctrice « dans le civil ». Au cours de l’apéro, elle me dit en me tendant un livre tout neuf : « tiens regarde, c’est le dernier projet auquel j’ai participé, avec Camille et Violette ». Elle a toute mon attention. Camille est écrivain et Violette est graphiste. Aurore m’explique que ce livre, qui a l’air tout droit sorti des éditions Gallimard, n’est pas le dernier prix Goncourt comme je le croyais, mais simplement la vie romancée de la grand-mère d’une amie. Elle avait mon attention, elle a maintenant aussi toute ma surprise !

« Camille passe une douzaine d’entretiens avec cette doyenne de famille et récolte son histoire pour en faire une espèce de roman familial. Rien n’est transformé, tout est simplement mis en forme romancière et puis je corrige tout ça, Violette fait le graphisme du bouquin et voilà ! C’est chouette non ? »

A ce moment précis naît en moi l’envie que ce livre, que je tiens entre mes mains, raconte l’historie de ma propre grand-mère. La famille est grande, me dis-je, Bonne-Maman doit en avoir des choses à raconter ! Connaître sa jeunesse et son époque me fascine rien que d’y penser, et je trépigne à l’idée de lire quelques anecdotes. M’enchante aussi l’idée que tout le monde, dans la famille, puisse garder cela sous la forme d’un beau livre.

Le plan s’est ensuite déroulé comme sur des roulettes, le savoir-faire de ces trois petites fées de l’écriture, comme par magie, a donné naissance à ce que vous tenez entre les mains.

Les entretiens étaient autant de rendez-vous réguliers avec Bonne-Maman qui s’est prêtée au jeu malgré sa constance à affirmer que « oh la la mais ça n’intéressera personne ! ». A travers son récit j’ai pu découvrir un peu plus ma famille, mon grand-père que je n’ai que trop peu connu, leur histoire, leur vie à une époque qui m’est inconnue, la jeunesse de mon père et de ses frères et soeurs, Paris, Saint-Hilaire, Chausey, et surtout Bonne-Maman elle-même, jeune, adolescente, adulte, mère, femme de militaire, grand-mère, ainsi que ses parents, ses frères et sa soeur, ses proches…

Chacun de nous, de sa place, a une façon de voir, de vivre, cette famille. Voici celle de ma grand-mère Bonne-Maman Janine. ” Quentin, petit-fils de Janine